Retour sur la saison 2014 des concours d'élevage

Les fonds ministériels anciennement alloués aux éleveurs étant devenus euro incompatibles, la filière s'est organisée autour de la SFET pour saisir cette opportunité d’utiliser les moyens ainsi dégagés pour créer un nouvel outil moderne et performant de sélection, de caractérisation, de valorisation et de commercialisation des équidés de travail.

Les fonds ministériels anciennement alloués aux éleveurs étant devenus euro incompatibles, la filière s'est organisée autour de la SFET pour saisir cette opportunité dutiliser les moyens ainsi dégagés pour créer un nouvel outil moderne et performant de sélection, de caractérisation, de valorisation et de commercialisation des équidés de travail.

C'est ainsi qu'en 2013 pour les concours d'utilisation, puis systématiquement en 2014 pour tous les concours, organisateurs et éleveurs ont été amenés à changer quelque peu leurs habitudes. Après une période d’interrogation, les informations issues de la SFET, efficacement relayées par notre fédération, ont permis aux éleveurs et aux organisateurs de s’approprier très rapidement « Excellence », le tout nouveau site d'engagement, un outil particulièrement didactique et convivial. 

Eclairage sur lannée écoulé:

Un ambitieux programme d’étude et de recherche sur les moyens les plus efficaces de caractériser les équidés dès leur plus jeune âge a été initié. 

L’objectif : mettre les équidés de travail le plus rapidement possible sur le marché, en leur donnant une valeur commerciale tout en minimisant les risques pour les éleveurs. 

Les éleveurs ont été invités à montrer leur soutien à ce projet en participant à hauteur de 10 euros d’engagement par concours modèle et allures, 20 euros par concours d’utilisation.

De leur coté les organisateurs ont été encouragés à harmoniser leurs pratiques, tant par le respect d’un nouveau règlement national,  que par l’adoption de pratiques de gestion plus modernes. En contre partie, la SFET avec le soutien du ministère en charge de l’agriculture, pour la première fois dans l’histoire des concours d’équidés de travail, a pris en charge 80% des frais d’organisation.

Pourquoi?

Pour aider les éleveurs à produire des équidés répondant aux attentes du marché, valider le parcours d’éducation des ânes, mules et chevaux, orienter et sécuriser le client dans son choix.

Le Comité d’engagement du Fond Éperon, séduit par ce programme, à décidé d’encourager les éleveurs qui y participaient. A cet effet, il a alloué une somme très importante pour l’année 2014, et également pour l’année 2015, afin de consolider le lancement du Parcours d’Excellence du Jeune Équidé de Travail (PEJET).

Quels résultats aujourdhui ?

Le temps des primes de concours appartient à l'histoire, l'heure est maintenant à la construction de politiques d'élevage en fonction de stratégies de développements ; seuls les éleveurs qui s'y engagent peuvent percevoir des encouragements.

En ce qui concerne les ânes et les chevaux de territoire, depuis le 24 décembre 2014, tous les éleveurs ont reçu leurs encouragements.

Comment ont ils été attribué?

Pour France Ânes et Mulets, la politique d’encouragement a été votée à l’unanimité par le conseil d’administration et diffusée aux éleveurs en Avril 2014. Ils ont ainsi pu adapter leurs propres politiques d’élevage en toute connaissance de cause.

A noter que la SFET a procédé en sus à la distribution de gratifications en nature de 10 €, utilisables sur le site "equides-equipement.fr"

Et pour 2015 ?

Le bilan de la saison 2014 des concours d'élevage reste positif.

C'est indéniable : les éleveurs ont massivement répondu présent lors des différentes épreuves du parcours d’excellence et ont reçu leurs encouragements à des niveaux dont ils ont été agréablement surpris.

Les organisateurs, les ANR et les fédérations ont utilisé un outil de gestion des concours performant, notamment en matière de sélection et de valorisation des chevaux. Que de temps de travail économisé !

En effet, cet outil va également permettre à la filière de rattraper son retard tant du côté des obligations administratives et comptables, que juridiques.

Alors que se passe til ? Le facteur humain, toujours et encore lui.

Il n’est hélas pas facile d’entrainer toute une filière sur la piste de la modernisation.

Heureusement, FA&M et FCT travaillent respectivement, depuis plusieurs mois, à l’évolution du PEJET en prenant en compte les pistes d’amélioration détectées en 2014 et les premiers résultats du programme de caractérisation. En parallèle,  elles mettent en place leurs politiques d‘encouragements pour l’année 2015.

Ainsi, elles sont prêtes à participer ensemble, et de manière constructive, à l’écriture du projet de la maison mère commune.

Les responsables de ces deux fédérations ont clairement pris en main l’avenir économique de leurs filières afin de poursuivre l’accompagnement de leurs éleveurs.

De son coté France Trait n'arrive pas à se détacher d’un passé où le seul enjeu du concours était trop souvent la prime.

Ses dirigeants reprochent à la SFET de ne pas les entendre ! Le vrai problème ne serait-il pas la perspective d'un avenir inconnu et par là même incertain ? La solution ne serait-elle pas dans l'élaboration d'un projet ambitieux, concerté et novateur ?

France Trait en a la force ses dirigeants en ont les capacités.

Bien sûr cela serait une révolution qui nécessite un changement des mentalités mais quelles autres solutions s'offrent aujourd'hui à la filière Trait au vu des enjeux et de son malaise grandissant ?

"En avant ! calme et droit" cette adage cavalier mérite d'être médité...


Olivier LAUTIER, président de la Fédération des Chevaux de Territoires.

Pierre-Yves POSE, président de France Ânes et Mulets.


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